Dans le cadre du programme des résidences d’écrivains en Île-de-France, l’écrivaine Cécile Wajsbrot a passé dix mois en résidence à la Maison de la culture yiddish. C’était en 2011… Elle a conçu et animé neuf rencontres avec des auteurs contemporains sur l’écriture de la catastrophe, en proposant aux intervenants et au public la réflexion suivante :
Réfléchir ensemble à ces notions : la catastrophe, l’écart entre témoignage et fiction, l’autorisation à la fiction pour traiter d’événements dont le témoignage seul semble pouvoir rendre compte. Avec, en archétype, les camps d’extermination mais aussi le recours à d’autres catastrophes, même si elles ne furent pas aussi radicales. Tout cela à travers la littérature.
Vous trouverez ci-dessous les liens pour (ré)écouter ces rencontres… À suivre !
Dedans, dehors, en haut et en bas : séminaire pour étudiants de niveau intermédiaire
Les enseignants : Eliezer Niborski, Lazare Burko, Reyze Turner et Sharon Bar-Kochva Samedi 9 mai et dimanche 10 mai
Dedans ou bien dehors – le yiddish, on adore ! En haut ou bien en bas – à petits ou grands pas !
Nous vous invitons à une promenade dans les paysages yiddish. L’espace d’un week-end, vous découvrirez les profondeurs du milieu criminel yiddish et atteindrez les plus hautes sphères du cosmos. Ce faisant vous aurez l’occasion de lire, écouter et parler le yiddish, sans oublier sa grammaire, bien sûr !
Tarif : 60 € ; 30 € pour les moins de 30 ans.
Voici le programme détaillé (les horaires annoncés sont en fonction de l’heure à Paris) :
1. Samedi 9 mai de 16 h à 17h30 Leyzer Burko : Le monde souterrain du crime en yiddish
2. Samedi 9 mai de 19h30 à 21h Eliezer Niborski : Entrer et sortir dans la langue yiddish
3. Dimanche 10 mai de 16 h à 17h30 Reyze Turner : Le cosmos dans la presse yiddish
4. Dimanche 10 mai 19h30 à 21h Sharon Bar-Kochva : A la maison et à l’extérieur dans les chansons yiddish
Outside, Upwards and Down : ASeminar for Intermediate Students
Taught by Eliezer Niborski, Leyzer Burko, Reyze Turner, and Sharon Bar-Kochva Saturday and Sunday 9-10 May 2020
Outside and In – Let the Fun Begin, Upwards and Down – Let the Learning Abound!
We invite you on a journey over Yiddish landscapes! Over the course of one weekend, you’ll have the opportunity to discover the depths of the underworld and reach all the way up to the upper spheres of the cosmos. In the process, you’ll practice reading, listening to, and speaking Yiddish, and you’ll study grammar as well. Price: 60 euros. For students under 30 years of age: 30 euros. Schedule (according to the Paris time zone):
1. Saturday, 9 May, 4:00-5:30 PM Leyzer Burko: The Jewish Underworld
2. Saturday, 9 May, 7:30-9:00 PM Eliezer Niborski: In and Out of the Yiddish Language
3. Sunday, 10 May, 4:00-5:30 PM Reyze Turner: The Cosmos in the Yiddish Press
4. Sunday, 10 May, 7:30-9:00 PM Sharon Bar-Kochva: At Home and Abroad in Yiddish Songs
La reprise du Cabaret Broderzon prévue pour le 4 juin 2020 devant être annulée, nous avons le plaisir de vous offrir la captation vidéo de la première représentation du 23 novembre 2019.
Cette captation a été effectuée avec les modestes moyens de la Maison de la culture yiddish, merci de votre indulgence pour sa qualité technique.
« J’ai gratté mes plaies et le crâne de l’ancien monde… »
Moyshe Broderzon (1890-1956), poète, dramaturge, fut l’un des premiers artistes d’avant-garde à Moscou à partir de 1917, puis à Lodz durant les années 1920 et 1930. Il fut le créateur du café-théâtre « Ararat », d’où émergèrent les acteurs satiriques Dzhigan et Shumakher. Spectacle sous la forme d’un cabaret, avec lectures de poésie, chansons, sketches et projections, évocation du parcours de Moyshe Broderzon et de la vie artistique dans le Lodz des années 1920. Avec Talila, Annick Prime-Margules, Gilles Rozier et la participation de chanteurs du chœur Melomen. Musique : Teddy Lasry.
Après le succès de Der Tishet en attendant la nouvelle création à la fin de l’année… à voir ou à revoir avec le même plaisir : Dos groyse gevins / Le gros Lot, une pièce de Sholem-Aleykhem interprétée avec brio par la troupe du Troïm Teater de la Maison de la culture yiddish. Ce spectacle a remporté un grand succès depuis sa création, en France (Lyon, Metz, Paris) ainsi qu’à Montréal dans le cadre du Festival International de Théâtre Yiddish. Shimele Saroker, modeste tailleur juif, vit dans une ville de province russe… Criblé de dettes, il espère que le billet de loterie acheté il y a des années de cela, remportera le gros lot. Et voici que le destin s’en mêle : il remporte 200 000 roubles et devient l’homme le plus riche de la ville. Comment se déroulera désormais sa vie et celle de sa famille ? Cette pièce écrite en 1915, peu de temps avant le décès de Sholem-Aleykhem, a été montée de nombreuses fois. Nous remercions Akadem pour cet enregistrement. Pour le visionner il vous suffit de cliquer sur ce lien. Nous vous souhaitons un bon spectacle et n’oubliez pas d’éteindre vos téléphones portables…
Chers amies et amis de la Maison de la culture yiddish,
Nous espérons que vous et vos proches allez aussi bien que possible au milieu de cette terrible épidémie. Nous avons appris qu’elle a touché certains de nos amis et nous aimerions rendre ici hommage à ceux qui nous ont quittés et souhaiter une complète guérison aux malades.
Près d’un mois après le début du confinement, nous avons souhaité vous donner des nouvelles de la Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem :
Les cours dispensés rue du Château d’Eau ont cessé depuis le lundi 16 mars et nombre d’activités prévues en mars et en avril – concerts, soirées littéraires, séminaires mensuels et Seder de Pessah – ont dû être annulés, ainsi que les activités de la chorale, de l’atelier klezmer et de la Kindershul. Le stage musical familial au Château de Ligoure a été reporté à la deuxième quinzaine de juillet, et nous espérons qu’il sera possible de l’assurer.
Pourtant, sous une autre forme, nos activités se poursuivent :
Les cours de yiddish sont assurés par visioconférence sur internet et font le plein… Même pendant les vacances scolaires, tous les cours hebdomadaires continuent, pour maintenir le moral des troupes, et ce, des deux côtés de l’écran ! À cet égard, nous souhaitons saluer le travail et la patience de nos enseignants, qui se sont si rapidement adaptés. Qu’ils en soient remerciés ! Le Troïm Teater continue lui aussi de répéter par internet…
Par ailleurs, dans cette période d’isolation sociale, il nous a paru essentiel de garder le lien avec nos adhérents et amis. Dans cette optique, nous avons créé le site « La culture yiddish à la maison » (https://inderheym.yiddish.paris). Nous y rediffusons des lectures et des expositions des dernières années et avons organisé une série d’événements. Dans ce cadre, quatre séminaires littéraires réuniront en ligne, du 11 avril au 3 mai, des yiddishistes du monde entier.
En attendant de pouvoir nous retrouver autour d’un thé et de notre proverbial tshaynik dans notre Maison, nous conversons en groupe en yiddish, grâce à l’application Zoom tous les jeudis et dimanches, un rendez-vous qui provoque un véritable engouement.
Ces nombreux projets, ainsi que les retours reconnaissants de nos adhérents, nous encouragent à maintenir le cap. Mais après un mois de fermeture de notre Maison, il nous faut aussi vous faire part de nos inquiétudes.
Elles sont d’abord financières : nous avons assuré le paiement des salaires de nos cinq « permanents » à la fin mars et espérons en faire de même fin avril, grâce à l’aide du dispositif du chômage partiel que nous avons sollicité (encore sans réponse à ce jour). Cependant, si cette fermeture devait se prolonger jusqu’à fin juin, il est évident que la pérennité de la Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem serait compromise. En effet, les recettes tirées des activités régulières ayant dû être annulées se sont bien sûr effondrées. Les subventions des organismes publics ou communautaires sont quant à elles différées. Si nous avons pu repousser de quelques mois les remboursements d’emprunts ou de charges sociales et fiscales, nous devons régler les entreprises qui ont récemment effectué des travaux dans nos locaux ainsi que les charges de copropriété. À cela s’ajoute que les factures différées ne sont pas annulées et devront être honorées à la fin du trimestre.
Il ne s’agit donc aujourd’hui pas uniquement de passer un cap difficile, mais de préserver l’avenir de la Maison de la culture yiddish. C’est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité.
Il existe plusieurs manières de nous aider :
– En faisant un don à la Maison de la culture yiddish, afin de consolider son avenir et la transmission de la langue et de la culture yiddish. – Si vous avez réglé par avance une activité, il vous est également possible de transformer tout ou partie de ce règlement en don.
Nous vous rappelons que ces dons ouvrent droit à un avantage fiscal tant pour les particuliers (66% du don est déductible) que pour les sociétés (jusqu’à 5% du chiffre d’affaires).
Plus que jamais en ces temps difficiles, nous avons besoin de votre solidarité et de votre détermination pour continuer, ensemble, à faire rayonner le yiddish. Vous pouvez aussi nous aider en faisant connaître notre Maison et ses activités autour de vous – vous êtes nos meilleurs communicants ! Nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour votre générosité, essentielle à la poursuite de nos activités.
En vous souhaitant de vivre au mieux ces temps éprouvants, nous vous prions de croire en nos meilleures amitiés.
Pour l’équipe de la Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem, Serge Blisko, Président
Vous voulez rafraîchir votre yiddish ou simplement vous amuser avec votre langue préférée? Pour ce lundi, nous vous avons préparé une sélection des meilleurs jeux yiddish tirés de notre publication pour étudiants en yiddish, « Der yidisher tam-tam ». Cliquez ici pour télécharger le PDF et commencer à jouer ! Après chaque jeu, vous trouverez la solution. Amusez-vous et surtout, restez en forme !
Apprenez l’alphabet par internet avec Nadia Déhan-Rotschild
En avril, l’alef-beys, c’est facile,
si tu te confines utile !
Et en mai, l’alef-beys, tu le sais !
Vous rêviez d’apprendre enfin l’alphabet yiddish, mais… peu de temps… peur de ne pas y arriver… La Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem va vous aider :
– six rencontres (électroniques, garanties sans virus d’aucune sorte) d’une heure et demie chacune
– un suivi personnalisé par courrier électronique si vous le souhaitez
– et tout ça pour une bouchée de pain, pardon de matse : 30 € (mais vous pouvez verser plus ou devenir membre de l’association pour soutenir notre action)
Les cours se dérouleront tous les vendredis de 14h à 15h30, du 17 avril au 22 mai.
Le groupe ne comportera pas plus de dix élèves (en revanche, chats et chiens confinés ont le droit d’assister silencieusement aux cours) : inscrivez-vous vite en cliquant sur ce lien !
Profitez de ce moment pour initier vos enfants au yiddish de manière ludique. Nous vous offrons quelques pages de la méthode Yidish, vos makhstu ? Yiddish, comment ça va ? signée Annick Prime-Margules (Éditions Bibliothèque Medem, 2008). Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir dans cette entreprise… Racontez-nous comment cela s’est passé !
Téléchargez le cahier en format PDF en cliquant ici.
En ce moment-même, sur les murs des couloirs déserts de notre Maison, l’exposition Aaron Zeitlin, écrivain visionnaire, baigne dans l’obscurité. Mais sa sœur virtuelle, enrichie de textes supplémentaires et d’une narration audio inédite, est disponible ici : https://zeitlin.yiddish.paris.
אַהרן צייטלין : אַ ווירטועלע אויסשטעלונג צו באַקוקן און צו הערן
Ne pouvant cette année nous retrouver autour de la table pour célébrer avec vous le deuxième soir de Pessah comme nous en avions pris la douce habitude, nous partageons avec vous cette Hagode 2020, « un peu différente des autres », et conçue pour nous par Annick Prime-Margules. Vous y trouverez quelques clins d’œil à la situation actuelle… Amusez-vous à les chercher ! Toute l’équipe de la Maison de la culture yiddish vous souhaite de bonnes fêtes ! A gut-yontev !